Année
Votre jardin
Jardin nourricier
Témoignage
J'ai décidé de créer ce jardin potager lorsque j'ai emménagé avec mon conjoint, qui dispose d'une vaste terrasse au quatrième étage. J'ai déjà eu des jardins de balcon auparavant, mais jamais de cette envergure. Là, j'ai vu grand!
J'ai choisi mes plantes en hiver et j'ai fait mes semis à l'intérieur en mars. Je peux donc dire que j'ai débuté mon jardin à partir des graines à environ 75%! On y trouve des tomates ancestrales (cosmonaute volkov, marmande, ananas, zébrées blanches), des tomates italiennes (San Marzano) et des tomates cerises (Matt's Wild Cherry et une espèce encore inconnue, c'est une surprise!). J'ai aussi fait pousser des poivrons, des piments, du chou de Bruxelles, du chou rouge, des haricots, des laitues, des radis, des fines herbes, de la rhubarbe, ainsi que diverses variétés de plantes compagnes comme les tagètes, les gaillardes, le souci et les capucines. Je vois souvent de jolies abeilles qui viennent butiner dans mon jardin. Ça me fait vraiment plaisir, parce qu'elles sont précieuses et qu'elles viennent polliniser le tout. Sans elles, pas de poivrons!
Je tente le plus possible de lutter contre les ravageurs et les maladies par des moyens naturels; je suis contre l'utilisation de pesticides. J'utilise aussi beaucoup le compost, la poudre de crevettes, les coquilles d'oeuf et les algues pour nourrir toutes mes plantes. Ma stratégie d'arrosage consiste en une bouteille inversée permettant un apport constant en eau, ainsi qu'un peu d'arrosage ponctuel lors de grandes chaleurs. L'automne venu, je remise ma terre dans de grands bacs avec du compost, un peu pour remettre le tout à zéro, aérer, briser les racines. Ça fait office de rotation des cultures, puisque c'est pas très pratique de le faire en pots! L'an prochain, j'aimerais planter des espèces indigènes et fleurir mon jardin un peu plus, question d'attirer davantage de petites créatures utiles.
J'ai toujours pensé que la création et l'entretien d'un jardin étaient des compétences essentielles qui se devaient d'être transmises; on ne sait jamais quand on en aura besoin. J'ai déjà été dans une situation d'insécurité alimentaire et mon petit jardin me donnait un petit répit l'été venu. De plus, quand la production est trop grande, il suffit d'aller cogner chez le voisin; on refuse rarement une offrande de tomates fraîches ou de laitue du jardin!
Le jardinage, ça incite à la patience, c'est gratifiant, ça favorise le bon voisinage, ça donne envie de mettre de la couleur dans son assiette et de varier son alimentation, c'est un véhicule de découvertes et bien plus encore.





