Année
Votre jardin
Jardin pour la biodiversité
Jardin pour les oiseaux
Oasis pour les monarques
Témoignage
Tout au long de ma carrière d'enseignante et d'éducatrice en environnement, j'ai voulu transmettre mon amour de la nature au jeunes.
Maintenant retraitée, j'ai créé un oasis où se retrouvent un grand nombre d'espèces végétales et animales. Il y a plusieurs années, mon séminaire en écologie portait sur la relation monarque/asclépiade ainsi que sur leur migration. L'information à l'époque était rarissime, pas d'Internet et très peu de documentation. Aujourd'hui, les connaissances sur le sujet sont beaucoup plus grandes, mais malheureusement nous entendons tout de même parler de la diminution de la population de monarques.
Dans mon jardin, où se retrouvent plusieurs plantes indigènes, il y a beaucoup d'asclépiades: communes, incarnates, tubéreuses et j'ai parti des plants de curassavica. Cet été j'ai dénombré près d'une centaine de chenilles sur mes plants.Toutefois, lorsque la chenille est très petite, elle se fait manger par une petite araignée blanche et lorsque qu'elle atteint environ 2 cm ce sont les oiseaux, entre autre le cardinal à poitrine rose, qui la mangent. Depuis deux ans, j'ai choisi d'aider la population en enlevant les petites araignées et en prélevant quelques chenilles, avant que les oiseaux les mangent, pour les mettre sous une volière, avec de l'asclépiade bien sûr.
30 papillons ont pris leur envol de la volière l'an dernier et cette année 37! Sur celles que j'ai laissées dans le jardin, deux seules sont arrivées à maturité. Bien sûr que j'aimerais en "sauver" davantage, mais il faut les nourrir.
Ce petit geste sensibilise les amis, les voisins, nos petits enfants sont ravis.
Cette année la conjointe de mon fils a apporté deux chenilles dans sa classe. Ils ont libéré les papillons vendredi.
C'est plus facile de protéger ce que l'on connait.





