Année
Votre jardin
Jardin pour la biodiversité
Jardin pour les oiseaux
Témoignage
Lorsque nous avons emménagé dans notre première maison en 2008, je n’avais encore jamais vraiment songé au jardinage. Mais quand j’ai vu ce joli jumelé entouré seulement de gazon, j’ai vite compris qu’il manquait un petit quelque chose pour le rendre plus accueillant. Une plate-bande et un petit muret « en blanc » avaient quand même été conçus sans toutefois qu’aucune plante n’ait été mise en terre. Au même moment, j’ai découvert par hasard Larry Hodgson, aussi connu du nom de Jardinier paresseux, parfait pour une jeune débutante dans la vingtaine qui avait autre chose à faire que de s’éreinter au jardin. Mon conjoint et moi avons donc planté 4 arbres et une haie de cèdres, et moi j’ai ajouté des vivaces et arbustes dans les deux petites plate-bandes existantes.
...Et j’ai aimé cela! Alors j’ai agrandi la plate-bande existante. Puis, j’en ai ajouté trois autres dans la cour. Puis j’ai agrandi les 3 plate-bandes... Le terrain étant situé sur un coin de rue surélevé, il n’a pas tardé que le gazon longeant le côté du terrain de la maison, situé en plein sud de surcroît, est mort et a plutôt laissé place à un talus de mauvaises herbes. Une horreur qui, en plus, était très difficile à tondre en raison de la pente importante. C’est alors que j’ai eu une idée: j’ai décidé de remplacer tout ce gazon agonisant et ces mauvaises herbes par des plantes qui sauraient tolérer la sécheresse. Un peu plus de 80 pieds de pente. Je vois encore l’expression de mon conjoint: « t’es vraiment sûre que tu veux faire ça? ». Je m’étais donné 3 ans pour compléter mon projet. Mais comme je n’avais pas un sou à investir là-dedans, j’ai commencé avec des hémérocalles et des hostas qu’on m’avait donnés (merci encore Robert!) et que j’ai divisé en très, très petits plants pour couvrir une plus grande surface... à long terme. J’ai arraché le gazon (du moins ce qu’il en restait) à la main et j’ai planté direct dans la terre existante car je n’avais pas de temps à perdre ni de machinerie; il fallait vraiment des plantes à la couenne dure! Puis des gens m’ont fait des dons. Puis la nature a semé des surprises. Le nouveau voisin à l’arrière a proposé de s’occuper de la petite bande du bout de ma pente longeant son terrain. Alors que je terminais le dernier tiers de « ma pente » en 2013, nous sommes déménagés, non loin, et la maison a été louée. Puis les enfants sont arrivés et je n’ai pas pu poursuivre l’entretien de « ma pente » comme j’aurais souhaité. Et les mauvaises herbes se sont mises à pousser dans tous ces espaces libres! Je l’avoue, j’ai eu un petit doute à ce moment. Puis les locataires ont eu sans doute pitié, ils ont pris en charge « ma pente » et se sont occupés au moins d’enlever les mauvaises herbes le temps que mes plantations poussent et je les en remercie. En 2019, la vie a fait en sorte que ma belle-mère a emménagé dans le jumelé, et j’ai eu le bonheur de reprendre l’entretien du terrain et de « ma pente ».
Dans la cour, nous avons ajouté une mangeoire, un bain d’oiseaux et un nichoir où les hirondelles reviennent depuis maintenant 2 ans. Un récupérateur d’eau de pluie facilite aussi l’arrosage des pots de fleurs. Certes le jardin n’est pas parfait, il y a bien quelques mauvaises herbes, mais je le trouve magnifique et je suis très fière d’avoir poursuivi ce projet de remplacer le gazon par des plantes. Les « bonnes plantes » ayant pris leur place, je désherbe 2-3 fois dans l’été à raison d’une vingtaine de minutes chaque fois, ce que je considère peu par rapport à l’entretien d’un gazon, et c’est à mon avis tellement plus joli. Les oiseaux, les abeilles et les papillons s’y plaisent aisément. Finalement, en étant situé en plein coin de rue vu par de nombreux marcheurs, automobilistes et voisins, je me dis que « mon jardin du coin » pourrait donner l’idée à d’autres.





