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Témoignage

Ce que j’aime de mon jardin, c’est qu’il évolue avec le temps.
J’aime les jardins qui combinent fleurs et feuillages de toutes formes et nuances. Je n’aime pas beaucoup la pelouse et la tondeuse à gazon. Avec le temps, j’ai laissé les plantes des plates-bandes coloniser le gazon. Des petites fraises sauvages, du trèfle et une multitude de fleurs sauvages se sont aussi invitées. La tondeuse à gazon fait rarement son apparition dans la cour, la plupart des envahisseurs sont rampants. Les insectes sont très présents et cette année, j’ai construit un tout petit hôtel à insectes, à partir de bois recyclé, pour les abeilles solitaires et les guêpes.
Mon projet-covid 2020 avait été de construire un mini-potager avec de vieilles planches. Mon premier vrai potager ! Je n’avais qu’un plant de rhubarbe dans ma cour. Cette année, au potager on retrouve de la lavande, de l’aneth, un plant de poivron, des capucines et un plant de patate douce à l’essai. Ce dernier a été parti (avec beaucoup de patience) d’une patate douce du supermarché. Le reste du potager est en pots : fines herbes, tomates et fraisier. Les 3 plants de tomates ont poussé à partir d’une tranche de tomate que j’avais enterrée (un autre essai). J’ai des tournesols que j’ai finalement plantés en jardinière et que je garde à quelques pieds du sol pour éviter de les voir mangées (encore) avant qu’elles aient faits des fleurs. Une famille de marmottes visite la cour régulièrement et a pas mal « éclairci » mes plates-bandes. J’ai ajouté quelques annuelles qu’elles n’aiment pas pour garder un peu de couleur ici et là.
Depuis longtemps, j’utilise un composteur. Je ne suis pas totalement autonome mais je contribue au compost dont j’ai besoin pour le potager et les plates-bandes. J’ai un baril à récupération d’eau de pluie, installé derrière le cabanon, pour compléter l’arrosage.
J’ai planté l’asclépiade il y a deux ans. L’an dernier, j’ai eu de belles fleurs pendant toute la saison. Cette année, j’ai eu la visite de monarques et j’ai vu une belle chenille sur mon plant. Par la suite, les pucerons l’ont envahi, suivi des coccinelles qui se sont régalées. Finies les fleurs mais j’ai eu une belle leçon d’écologie.
J’installe les mangeoires d’oiseaux de l’automne au printemps. En été, les chats du quartier ont trop de cachettes dans la végétation.
Ce que j’aime de mon jardin : il me permet de faire des observations et de jouer de ruse avec la marmotte pendant tout l’été et, en hiver, je fais le bilan de ce qui a fonctionné ou pas, je planifie mes semis (intérieurs-extérieurs) et j’élabore de nouveaux projets. L’an prochain, j’aurai peut-être trouvé le moyen d’installer un bain d’oiseaux à l’épreuve des chats du voisinage !

Emplacement du jardin

Montréal