Les musées d’Espace pour la vie sont des références en matière d’efficacité énergétique et de développement durable. Dotés d’une architecture audacieuse, le Biodôme, la Biosphère, l’Insectarium, le Jardin botanique et le Planétarium privilégient des technologies durables. Ils ne ménagent aucun effort pour prendre part à la transition socioécologique et réduire leur empreinte carbone sur l’environnement.
Au Québec, le secteur du bâtiment compte pour 10 % des émissions de gaz à effet de serre (GES). La Ville de Montréal a donc inclus dans son plan Montréal 2030 l’objectif d’une diminution considérable des émissions de GES de ses bâtiments.
Un des objectifs du Plan Climat Montréal est la décarbonation de ses bâtiments municipaux. Le terme « décarbonation » vise une conversion des systèmes de chauffage à énergies fossiles vers des sources d’énergie propres et renouvelables.
| ⬇ Biodôme : un musée carboneutre |
| ⬇ Biosphère : une cure de jeunesse |
| ⬇ Insectarium : conception écoénergétique |
| ⬇ Jardin botanique : décarbonation en cours |
| ⬇ Planétarium : un bâtiment précurseur |
Biodôme : un musée carboneutre
Le Biodôme se distingue à plusieurs égards. Bâtiment unique en son genre, il abrite 5 écosystèmes aux températures contrastées, variant du monde polaire au climat tropical. Recréer ces conditions climatiques propres à chaque écosystème aurait pu entraîner une consommation énergétique colossale. Pourtant, dans une démarche tournée vers l’innovation durable, le Biodôme a été l’un des premiers projets d’Espace pour la vie à utiliser le potentiel de la géothermie.
Ainsi, dès 2010, le Biodôme s’est doté d’un réseau de géothermie à boucle ouverte, exploitant une vaste nappe phréatique située à proximité du bâtiment. Ce système, le deuxième plus grand du genre au Canada, permet de chauffer et de climatiser les écosystèmes de manière efficace et écologique.
À l'époque, le rendement énergétique de ce projet novateur avait permis de diminuer de 45 % les gaz à effet de serre (GES) et de diminuer de près de 50 % la facture électrique, une véritable prouesse dans le domaine du bâtiment.
Un éclairage plus écoénergétique
Les puits de lumière (lanterneaux) intégrés à la voûte du Biodôme permettent à la lumière naturelle d’atteindre les écosystèmes, favorisant la photosynthèse des végétaux. Pour compenser les périodes de faible luminosité, des lampes positionnées au-dessus des écosystèmes assurent un éclairage complémentaire pour répondre aux besoins spécifiques des plantes et des animaux (collections vivantes).
Dans une optique d’efficacité énergétique et de respect des collections vivantes, les anciens systèmes d'éclairage ont été remplacés par des luminaires à diode électroluminescente (DEL), moins énergivores et plus adaptés aux exigences des écosystèmes.
Depuis 2020, les nouveaux appareils DEL, installés durant les travaux de réfection du Biodôme, adaptent automatiquement leur photométrie selon l’heure de la journée pour optimiser la croissance des végétaux.
La carboneutralité, une réalisation exemplaire
Grâce à ces mises à niveau, l’empreinte carbone du Biodôme a considérablement diminué, au point de devenir carboneutre dans sa gestion énergétique - une réalisation exemplaire en matière de développement durable!
Plusieurs fois primée, la gestion énergétique du Biodôme est devenue une référence dans la sphère énergétique immobilière et a inspiré de nombreux projets tant au Québec qu’à l’international.
Reconnaissances
- Prix d’excellence en architecture 2022, catégorie Bâtiments culturels, Ordre des Architectes du Québec (OAQ)
- Prix Technology Award 2013 de l’American Society of Heating, Refrigerating and Air-Conditioning Engineers (ASHRAE) pour la performance du système de géothermie du Biodôme.
Biosphère : une cure de jeunesse
La Ville de Montréal poursuit ses efforts en matière de transition énergétique en procédant à la mise à niveau de l’efficacité énergétique du bâtiment de la Biosphère.
Pour réduire les émissions de GES, il est prévu de changer les thermopompes et d’installer des sources d’énergie renouvelable, telles que des panneaux solaires ou une éolienne. Ces initiatives s’inscrivent dans une volonté de moderniser les infrastructures, tout en renforçant leur résilience environnementale.
La Biosphère utilise également la géothermie pour subvenir à ses besoins en climatisation et en chauffage. Il Le musée diminue ainsi grandement sa consommation énergétique.
Insectarium : conception écoénergétique
L’Insectarium a tenu compte de sa mission de préservation du vivant dans la conception même de son nouveau bâtiment.
Son design, à la fois sobre et ingénieux, privilégie le verre non seulement pour sa transparence, au profit de la nature qui l’entoure, mais aussi pour révéler les coulisses du vivant. Cela permet aux visiteurs et visiteuses d’observer les espaces techniques qui soutiennent la vie des insectes.
L’Insectarium métamorphosé comporte une multitude de mesures écoénergétiques qui témoignent d’un engagement profond envers la durabilité environnementale et la cohabitation respectueuse avec le monde vivant.
L’architecture durable du nouvel Insectarium intègre :
- la géothermie, l’éclairage naturel combiné à l’éclairage DEL,
- des matériaux dotés d’une longue durée de vie,
- une gestion responsable de la consommation d’eau pour l’irrigation et l’arrosage des végétaux.
S’ajoutent à cela des gestes de conservation environnementale importants tels que :
- l’utilisation de 18 % de matériaux avec contenus recyclés,
- 48 % de matériaux régionaux,
- 92 % de bois certifié Forest Stewardship Council (FSC) visant à garantir que les produits de bois proviennent de forêts gérées durablement,
- la gestion des eaux pluviales,
- la conservation des arbres initialement présents sur le site.
De plus, un système de géothermie à boucle fermée permet de diminuer les pointes énergétiques de l'Insectarium. Ce système est aidé par une alimentation secondaire de chauffage provenant de la chaufferie du Jardin botanique.
Reconnaissances
- Certifié LEED Or (Leadership in Energy and Environmental Design) en 2023.
- 2022 : Grand Prix d’excellence en architecture par l’Ordre des Architectes du Québec.
Jardin botanique : décarbonation en cours
Un important projet de renouvellement est en cours au Jardin botanique, offrant une occasion exceptionnelle de moderniser ses infrastructures énergétiques, tout en intégrant pleinement les enjeux environnementaux contemporains.
Ces travaux marquent une étape concrète dans la volonté du Jardin de réduire durablement son empreinte écologique et de s’inscrire comme acteur exemplaire de la transition énergétique.
Moderniser la chaufferie du Jardin
Un des volets de cette transition énergétique est la modernisation de la chaufferie du Jardin botanique qui alimente en énergie les serres, le bâtiment principal et les différents pavillons du Jardin.
Les serres du Jardin botanique sont principalement chauffées par des chaudières au gaz naturel. La mise en opération de 3 chaudières électriques totalisant 2000 kW permettra une décarbonation significative du Jardin avec une diminution de 60 % à 80 % des émissions de GES, soit une diminution de 2000 tonnes de GES par année.
Dans l’optique d’une meilleure efficacité énergétique, il est prévu d’intégrer la géothermie au sein des serres. Cela permettra à terme de cesser d’avoir recours au gaz naturel et ainsi de rendre la chaufferie du Jardin botanique carboneutre.
Améliorer la gestion des eaux
En raison de sa grande superficie, le Jardin botanique fait face à deux défis de taille : la réduction de la consommation d’eau d’arrosage et la gestion du ruissellement de l’eau de pluie.
Pour répondre à ces enjeux, le Jardin botanique a revu certaines infrastructures souterraines afin d’intégrer différentes phytotechnologies pour faciliter la gestion des eaux pluviales. Ces actions permettent entre autres de :
- réduire la quantité de rejets à l’égout en réutilisant ou en redirigeant 40 % de l’eau de pluie;
- réduire la consommation en eau potable provenant du réseau d’aqueduc;
- faire circuler l'eau des étangs;
- gérer les trop-pleins de pluies abondantes dans les zones végétalisées;
- d’optimiser les systèmes d’irrigation.
Planétarium : un bâtiment précurseur
Le Planétarium est l’un des bâtiments les plus écoénergétiques au Canada. Il a été l’un des premiers immeubles à recevoir la certification écologique LEED Platine (Leadership in Energy and Environmental Design), la certification la plus exigeante en la matière.
Plusieurs éléments ont contribué à son haut rendement énergétique :
- une enveloppe architecturale efficace composée de matériaux recyclés et durables,
- un toit vert intégrant une gestion et une récupération des eaux pluviales,
- un éclairage DEL à basse consommation,
- des systèmes de climatisation et de chauffage alimentés par la géothermie du Biodôme.
Fait exceptionnel, le bâtiment profite des surplus de chaleur et de froid générés par le système de géothermie du Biodôme. Cet ajustement à la conception du Planétarium a aussi permis une économie en équipements.
Reconnaissances
- Certification LEED Platine 2015 - Conseil du Bâtiment Durable du Canada (CAGBC)
- Prix des collectivités durables 2012, secteur énergie - Fédération canadienne des municipalités (FCM) ;
- Prix Énergia 2014, catégorie bâtiment existant, secteur institutionnel - Association québécoise pour la maîtrise de l’énergie (AQME) ;
- Mention honorifique dans la catégorie bâtiment ICI – pratiques novatrices - Trophées Innovation et Développement durable Contech.
Toutes ces réalisations dans les musées d’Espace pour la vie peuvent se concrétiser grâce à des expertises tant externes qu’internes. L’objectif est d’améliorer de façon continue le rendement énergétique de nos institutions.






