Menu global

Insectes

Français

Phasme nordique

Français
Diapheromera fermorata

Ce phasme d’Amérique du Nord aux pattes écartées peut être de couleur verte ou brune. Il s’agit de la seule espèce de phasme au Québec.

Dépourvu d’ailes, le phasme nordique s’alimente de différents végétaux. Il apprécie particulièrement les feuilles du chêne.

Autrefois connu sous le nom de bâtonnet ordinaire, le phasme nordique a été renommé à la suite d’un concours participatif mené auprès de la population par le Comité de nomenclature de l’Insectarium.

Traits physiques

La femelle est de plus grande taille que le mâle.

Les deux sexes de cette espèce présentent des épines sur les pattes. Ils possèdent aussi des cerques, une paire d’appendices situé au bout de leur abdomen, qui sert aux mâles durant l’accouplement.

Reproduction

Une fois accouplée, la femelle laisse tomber ses œufs au sol. Dissimulés dans la litière de feuilles, ceux-ci passent l’hiver à l’abri du froid. Au printemps, les jeunes phasmes se nourrissent de feuilles d’arbustes.

Dans les régions où la population est abondante, tant de femelles pondent en même temps que la chute des œufs produit un bruit similaire à des gouttes de pluie.

Phasme nordique juvénile à l'Insectarium :

Phasme jaune volant

Français
Anarchodes annulipes

Cette espèce de phasme vit dans la forêt tropicale de l’ouest de la Malaisie. Face à un prédateur, il déploie ses ailes roses pour créer un effet de surprise.

Ce phasme a des glandes sur le thorax, qui produisent des substances capables de repousser des prédateurs.

Description physique de la femelle et du mâle

Le phasme jaune volant femelle mesure environ 9 cm, alors que le mâle est d’une longueur d’environ 6,5 cm.

Chez les deux sexes, les antennes sont très longues. Tant le mâle que la femelle possèdent trois ocelles (yeux simples sur la tête) presque invisibles à l’œil nu, qui les aideraient à s’orienter en vol.

Des œufs de forme inhabituelle

Les œufs de cette espèce ont une forme inhabituelle. Ils ressemblent à de grandes dents, comme des canines!

Lors de la ponte, la femelle pousse chaque œuf dans le substrat avec son abdomen, pour le cacher.

Blatte siffleuse d'Halloween

Français
Elliptorhina javanica

Cette espèce, aussi appelée la blatte siffleuse de Madagascar, a sur le corps des rayures noires et jaune orangé, d'où son surnom en lien avec l’Halloween. Elle est active essentiellement la nuit dans les forêts sèches subtropicales, dans les souches et les grottes.

Son exosquelette (squelette externe) lisse et luisant est bien visible puisque cet insecte ne possède pas d'ailes.

Ces blattes comptent parmi les pensionnaires les moins difficiles de l’Insectarium. Elles mangent à peu près tout ce qu’on leur propose!

Différences entre les femelles et les mâles

On distingue facilement les mâles des femelles grâce à plusieurs caractéristiques physiques.

La longueur du corps varie de 3,5 à 5 cm pour les femelles et de 4 à 5 cm pour les mâles. Ceux-ci se distinguent des femelles par deux protubérances (« cornes ») sur le pronotum, la plaque dorsale de leur exosquelette.

Les antennes des femelles sont couvertes d’un duvet jaune abondant sur un tiers de leur longueur. Celles des mâles n’ont pas ces soies appelées setæ.

Reproduction

Des préliminaires dans lesquels les sons et les sécrétions du mâle jouent un rôle important se déroulent avant l’accouplement.

Des attouchements avec les antennes et les palpes labiaux (appendices situés près de la bouche) sont fréquemment observés. Pour s’accoupler, le mâle place ensuite un spermatophore, une capsule qui contient les spermatozoïdes, à l’entrée des voies génitales de la femelle.

Après 9 à 13 jours, elle forme une oothèque (sorte de coque contenant les œufs) qu'elle conserve dans son corps pendant 2 à 3 mois, jusqu'à l'éclosion des œufs.

Défense

Le surnom de blatte siffleuse provient des sons produits par la compression de l’abdomen pour rejeter de l'air à travers une paire de stigmates modifiés.

Ces sons ont une fonction protectrice puisqu’ils font penser aux sifflements d'un serpent. Ils servent aussi à marquer le territoire.

Sauterelle gratte-couï

Français
Nesonotus reticulatus

Venez voir la sauterelle gratte-couï dans la salle Tête-à-tête de l’Insectarium.

La sauterelle gratte-couï se trouve dans les forêts (humides et sèches) et les jardins du sud-est des Caraïbes. Son nom commun réfère à son chant, qui rappelle un insecte frottant du bois. En Guadeloupe, le « couï » est le nom d’un instrument de musique, une calebasse à peau granuleuse.

Les ailes de cette sauterelle possèdent des structures nerveuses en forme de filet.

Des sauterelles chantantes

Le chant des sauterelles gratte-couï, comme celui des autres sauterelles, se nomme « stridulation ». Il se produit par le frottement des structures des ailes antérieures.

Lors de la stridulation, la sauterelle gratte-couï mâle fait aussi trembler son abdomen sur le sol. On dit qu’elle trémule. Trémuler tout en stridulant serait une prouesse propre à cette espèce.

Les autres sauterelles entendent ces sons grâce à des tympans situés sur les tibias.

Incubation des œufs : 3 semaines

Longévité : environ 6 mois

Blatte émeraude

Français
Pseudoglomeris magnifica

Venez observer la blatte émeraude dans la salle Tête-à-tête de l’Insectarium.

La blatte émeraude vit dans les forêts tropicales du sud-ouest de la Chine et du nord du Vietnam. Les nymphes et les femelles adultes de cette blatte ont une robe cuivrée, verdâtre ou bleutée. Ces couleurs iridescentes brillent au contact de la lumière. Les mâles adultes sont plutôt sombres.

Contrairement à la majorité des blattes, actives durant la nuit, elle est plutôt diurne.

Reproduction

Après l’accouplement, la femelle produit des œufs dans une oothèque qu’elle porte dans son abdomen pendant 6 mois. Elle expulse ensuite de 12 à 18 rejetons.

Durant les premiers stades larvaires, les nymphes s’agrègent sous le corps de leur mère. Elles obtiennent ainsi une bonne protection.

Différences entre les femelles et les mâles

Les femelles sont larges et aptères (sans ailes), une caractéristique des juvéniles qu’elles conservent à l’âge adulte.

Les mâles sont pour leur part plus minces et dotés d’ailes foncées pleinement développées.

Incubation des œufs : 6 mois

Longévité : mâle : jusqu’à 3 mois;
femelle : jusqu’à 2 ans

Ténébrion cendré du désert

Français
Asbolus verrucosus

On retrouve le ténébrion cendré du désert du sud-ouest des États-Unis a nord du Mexique. Son corps a une texture similaire à celle du fer martelé et a des reflets bleutés.

Ses ailes rigides soudées ainsi que le reste de son exosquelette forment une armure efficace contre la perte d'eau, ce qui lui permet de survivre dans des conditions désertiques.

Sa couleur bleue provient d’une cire pigmentée qu’il sécrète à la surface de son corps, mais son exosquelette est en fait complétement noir. Cette cire lui offre une protection efficace face aux rayons du soleil.

La famille des ténébrions représente un groupe diversifié et dominant dans les écosystèmes arides. Par exemple, dans le nord du désert des Mojaves (Californie), la biomasse du ténébrion cendré du désert excèderait celle cumulée des mammifères, des oiseaux et des reptiles du même secteur!

Feindre la mort

Un individu apeuré se roule rapidement sur le dos afin de ressembler à un insecte desséché. Il peut maintenir cette pose pendant de longues minutes, ce qui incite un prédateur à partir à la recherche d’un autre insecte plus appétissant.

Même les larves de ce ténébrion feignent la mort. Elles libèrent alors de l’hémolymphe (nom du sang chez les insectes), qui agit comme adhésif servant à les recouvrir de particules de sol. De cette façon, elles se camouflent pour être invisibles aux yeux du prédateur.

Ténébrions pinacates

Français
Eleodes spp.

Les ténébrions pinacates, du genre Eleodes, vivent dans des zones semi-désertiques de l’ouest de l’Amérique du Nord. Ils ont un exosquelette épais et cireux qui leur permet de vivre à des températures de 50 degrés Celsius sans trop se déshydrater.

Ils ont de longues pattes qui maintiennent leur corps loin du sol chauffé par le soleil.

Les pattes de ces ténébrions leur sont aussi utiles pour courir et creuser. Ils peuvent s’enterrer dans le sol pour se réfugier là où la température est moins brûlante.

Les coléoptères du genre Eleodes sont connus pour leur tactique défensive. Elle consiste à se tenir la tête en bas, avec l’abdomen relevé. Ainsi positionnés, ils peuvent éjecter un liquide malodorant lorsqu’ils se sentent menacés. 

S’hydrater de façon ingénieuse

À l’aube, des microgouttelettes d’eau se forment sur la cuticule imperméable de ces ténébrions. Elles finissent par s’accumuler jusqu’à ce qu’elles coulent, par gravité, de l’abdomen jusqu’à la bouche du coléoptère.

Ces ténébrions se penchent vers l’avant afin de recueillir l’eau de la bruine matinale tombée sur leur corps.

Phyllie de Le Tirant

Français

Observez la phyllie de Le Tirant dans
dans un vivarium du Tête-à-tête de l’Insectarium.

Décrite en 2018, la phyllie de Le Tirant vit dans l’île de Peleng, en Indonésie. Cet insecte en forme de feuille a été nommé en hommage à Stéphane Le Tirant, conservateur de la collection scientifique de l’Insectarium de l’ouverture en 1990 à 2024.

Les individus de cette espèce peuvent avoir une coloration variable. Bien que la plupart des spécimens sont de couleur verte, certains ont le corps plutôt rouge ou bien jaune.

Chez les phyllies, la forme et les attributs du corps ne permettent pas toujours de distinguer les espèces entre elles. Dans le cas de la phyllie de Le Tirant, la forme des œufs a indiqué aux scientifiques qu’il s’agissait d’une espèce distincte.Les réduves à points blancs sont des habitués de l’Insectarium. Les centaines d’individus nés dans nos élevages pour être montrés au public ou envoyés à d’autres musées descendent tous de quatre individus reçus initialement.

Particularités propres aux phyllies

Lorsque son camouflage ne suffit pas pour se protéger, une phyllie peut se laisser tomber de son ancrage comme moyen de défense. Dans la forêt tropicale, il devient difficile pour un prédateur de la retrouver.

Une autre caractéristique de cette espèce concerne ses œufs. Ceux-ci sont munis de cils et d’une sorte de « colle » qui favorisent l’adhésion aux feuilles ou aux troncs. Cette propriété se déploie après la ponte, si l’œuf tombe dans un lieu suffisamment humide. Ceci retiendrait l’œuf dans la canopée et permettrait que l’embryon se développe dans des conditions idéales.

Cétoine d’Umtali

Français
Chlorocala smaragdina umtalensis

On distingue la cétoine d'Umtali par ses belles couleurs métalliques bleu-mauve, verte, nacrée ou encore avec des marges colorées.

De l’ordre des coléoptères, ce scarabée se retrouve dans les forêts tropicales humides d’Afrique centrale, de l’Ouganda au Zimbabwe. Cette espèce demeure peu documentée et l’observation de son comportement à l’Insectarium fera avancer les recherches à son sujet. Si par bonheur une cétoine vient se poser sur votre main, vous sentirez la même sensation que celle des pattes d’une coccinelle.

Mante orchidée

Français
Hymenopus coronatus

D’origine asiatique, on retrouve la mante orchidée dans son habitat naturel en Asie du Sud-Est, en Malaisie et en Indonésie. Elle se camoufle aisément sur les orchidées des forêts tropicales humides grâce à ses couleurs pastel. Cette apparence a deux fonctions : celle de la dissimuler de ses prédateurs potentiels, mais aussi de leurrer les différents pollinisateurs dont elles se nourrissent en les attirant et en les piégeant.

Reproduction :

Le mâle tambourine le thorax de la femelle avec ses pattes ravisseuses afin de lui faire des avances. Comme le mâle est environ deux fois plus petit que la femelle, il peut arriver que cette dernière s’en nourrisse pendant l’accouplement (qui dure entre 24 et 36 heures). Ce comportement est cependant peu fréquent.

Quinze jours après l’accouplement, la femelle dépose une oothèque comprenant entre 25 et 50 œufs. Au fil des semaines suivantes, elle produit jusqu’à quatre autres oothèques.

S'abonner à RSS - Insectes