- 9 Octobre 2024 - Biodôme : Coulisses du Biodôme, Secrets du Biodôme
Un vent de renouveau au Biodôme
Depuis son ouverture en 1992, le Biodôme de Montréal offre une expérience unique en présentant des écosystèmes des Amériques qui sont tous captivants. L’un de ces écosystèmes représente un paysage côtier québécois de grande importance, soit le Golfe du Saint-Laurent. Dans cet écosystème riverain, les visiteuses et visiteurs découvrent un milieu riche en biodiversité, autant animale que végétale.
Toujours à l’affût des opportunités pour se démarquer comme musée vivant, le Golfe du Saint-Laurent du Biodôme se refait une beauté subtile et nécessaire. En effet, le musée a prévu un réaménagement des différents habitats qui composent l’écosystème. Les changements, qui seront réalisés entre 2024 et 2025, toucheront principalement la collection de plantes des milieux tempérés.
Un tour d’horizon
À l’origine, l’écosystème du Golfe du Saint-Laurent était divisé en quatre parties distinctes : un grand réservoir d’eau salée, un marais salé, un littoral rocheux balayé par les vagues et des falaises escarpées. À cette époque, les plantes de cet écosystème représentaient principalement le fjord du Saguenay et ses environs, plus particulièrement la rive nord du fleuve Saint-Laurent, à la hauteur de Tadoussac. Pour illustrer la situation géographique du passé et les régions qui seront représentées dans un futur rapproché, référez-vous à la carte ci-dessous qui montre les différentes zones de végétation et des domaines bioclimatiques. Selon le gouvernement du Québec, les domaines bioclimatiques sont de grands territoires définis d’après la végétation de fin de succession (végétation qui maintient une composition et une structure stable dans le temps) sur les sites mésiques (sites où les conditions de croissance sont moyennes, donc ni trop humides, ni trop sèches)1. Sur la carte, le point rouge situe la région de Tadoussac, actuelle région représentée dans le Golfe du Saint-Laurent et la zone en jaune montre la zone que nous prévoyons représenter grâce au réaménagement de l’écosystème.
Carte des zones de végétation et des domaines bioclimatiques du Québec

Crédit carte modifiée : Espace pour la vie
L’exploration des paysages côtiers québécois
Pour les visiteuses et visiteurs, élargir les horizons géographiques des collections végétales du Biodôme rime avec la découverte de nouvelles zones de végétation québécoises et leurs domaines bioclimatiques respectifs. Plus précisément, le domaine bioclimatique actuel qui représente Tadoussac est la sapinière à bouleau jaune. Cette sous-zone de l’ensemble de la forêt tempérée nordique est caractérisée par des peuplements relativement denses et dominés par les espèces résineuses boréales ou les feuillus de lumière.2 La sapinière à bouleau jaune se compose principalement de bouleaux jaunes (Betula alleghaniensis) et de sapin baumier (Abies balsamea).
Avec ce changement de cap au Biodôme, l’écosystème du Golfe du Saint-Laurent se transformera, au gré des prochaines saisons, afin de représenter d’autres zones de végétation québécoises et des domaines bioclimatiques d’intérêt. Notons parmi ceux-ci, la pessière à mousse, forêt typique que l’on retrouve près d’Havre-Saint-Pierre et la sapinière à bouleau blanc, paysage côtier que l’on croise en Gaspésie.
Régions d’intérêt pour la nouvelle orientation du Golfe du Saint-Laurent

Crédit plan : Espace pour la vie
De plus, la possibilité d’agrandir la région couverte dans l’écosystème du Biodôme permettra de valoriser plusieurs espèces végétales typiques du territoire québécois. Notons parmi celles-ci l’épinette noire (Picea mariana) et le bouleau blanc ou bouleau à papier (Betula papyrifera). Finalement, l’ajout de ces espèces de plantes dans l’écosystème améliorera la biodiversité des collections floristiques du musée et l’expérience proposée aux visiteuses et visiteurs.
Références
2 Grondin, Pierre et al, mars 1999, Sapinière à bouleau jaune de l’est, rapport de classification écologique, ministère des Ressources naturelles du Québec, 207 pages Morneau, C et al., juin 2021, Classification écologique du territoire québécois, ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs













