Relativement sédentaire, le concombre de mer du Nord peut néanmoins se déplacer lentement, à une vitesse pouvant atteindre 50 cm/h. Il vit souvent en groupes denses, parfois à plus de 50 individus par mètre carré dans des zones à courant modéré ou fort.
Il possède un organe appelé « arbre respiratoire », relié à la partie postérieure de son tube digestif. La respiration s’effectue par un processus de ventilation où l’anus s’ouvre pour laisser entrer l’eau de mer dans le cloaque. Ensuite, par des contractions musculaires, l’eau est pompée du cloaque vers l’arbre respiratoire, où les échanges gazeux ont lieu. Ce cycle se répète régulièrement, permettant au concombre de mer d’absorber l’oxygène dissous dans l’eau et d’expulser le dioxyde de carbone.
Par son mode d’alimentation, il contribue au nettoyage de l’eau et au recyclage des nutriments dans les écosystèmes benthiques (des fonds marins). Il participe ainsi activement au recyclage des nutriments et à la stabilité des fonds marins. Sensible à la pollution, il constitue également un bon indicateur de la qualité de l’environnement, tout en étant un élément important de la chaîne alimentaire des milieux marins
La pêche commerciale du concombre de mer du Nord est permise au Québec, mais fait l’objet d’une réglementation stricte. La majorité des produits sont exportés vers l'Asie, où l’espèce est très prisée.