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Mes expériences portent fruit. Il y a deux ans, j’ai planté quatre espèces de pêchers et, cette année, deux d’entre elles (Reliance et Early Blush) vont me donner mes premières pêches. Les groseilliers à maquereau (Captivator, Hinnomaki, Invicta et Pixwell), plantés en 2020, produisent tous les ans des fruits en abondance. Les Chum, qui sont un croisement entre le prunier et le cerisier, plantés il y a quatre ans, vont donner leurs premiers fruits cette année (Convoy, Dura, Manor, New Oka, Opata et Sapa).
J’ai donc décidé de tenter de nouvelles expériences, avec l’asiminier, dont le pawpaw, aussi appelé mangue du Nord, est le plus gros fruit indigène d’Amérique du Nord. Deux présidents des États-Unis, George Washington et Thomas Jefferson, en cultivaient dans leur domaine et en faisaient des sorbets. J’ai aussi planté quatre noyers noirs. Ces arbres originaires de nos régions et dont plusieurs parties ont des propriétés médicinales, résistent à nos hivers et attirent les oiseaux et les écureuils. Autre nouveauté dans mon jardin : l’épinard grimpant Red Malabar, des baies de goji Firecracker et un mûrier arbre.
Pourquoi toutes ces expériences? Parce que je suis curieux. J’aime bien goûter des fruits et des légumes que je ne connais pas, que l’on ne trouve pratiquement pas dans le commerce et les faire goûter et connaître aux autres. Et avec les changements climatiques, j’essaie d’introduire chez nous et d’acclimater des espèces qui sont limites dans notre zone.
Je continue de cultiver de l’ail, du chou frisé, du céleri-rave, des tomates et des aubergines, des concombres et des pommes de terre, des piments, des poivrons et des courgettes, des fraises et des framboises, tout cela sans le moindre produit chimique. J’utilise du fumier de cheval, la tonte du gazon et les feuilles mortes comme engrais. Je fais aussi du thé de compost que je mélange au fumier de mes poules, avec de l’ortie. Je fais macérer le tout au soleil pendant deux semaines avant de l’étendre. Et une partie de mon terrain reste toujours à l’état sauvage, pour attirer les pollinisateurs.
Tout au long de la saison et lorsque vient le moment des récoltes, je fais des échanges avec mes voisins et amis : idées, conseils, plants, fruits et légumes et recettes. À ce chapitre, jusqu’à présent, j’ai été vraiment très chanceux.
Merci aux amoureux de la terre.

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SAINT-ANTOINE-ABBÉ