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Insectes et autres arthropodes

Les cigales

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Description

Ces gros insectes sont souvent visibles sur l’écorce des arbres. Elles émettent un son puissant pendant les chaudes journées d’été. On les reconnaît à leur forme triangulaire et leur tête aplatie.

Les cigales du Québec peuvent mesurer jusqu’à 5 cm, une taille comparable à celle de nombreuses espèces de cigales dans le monde.

La cigale occupe une place importante dans l’imaginaire collectif, notamment grâce à la fable de La Fontaine, La Cigale et la Fourmi. Contrairement au personnage insouciant de l’histoire, la véritable cigale a un cycle de vie et un comportement complexe qui lui permet de bien survivre.

Le «  chant  » des cigales

On dit que la cigale «  chante  », mais le son ne provient pas de sa bouche. Seuls les mâles produisent ce bruit avec des membranes appelées timbales, situées à la base de leur abdomen. Ces organes bombés et élastiques sont reliés à des muscles qui, une fois contractés, font vibrer les timbales, ce qui produit le chant de la cigale.

Le mâle chante pour inviter une femelle à l'accouplement. Son appel a aussi pour effet d'attirer d'autres mâles et de les stimuler à chanter. Ce chant collectif peut ainsi attirer des femelles situées à distance. Chaque espèce a un son distinctif.

Contrairement aux orthoptères, qui chantent plutôt au sol, le bruit des cigales provient généralement des arbres.

Au Québec, on peut entendre le chant de trois espèces. La plus commune est la cigale caniculaire (Neotibicen canicularis) mais on y retrouve aussi la cigale du peuplier (Okanagana noveboracensis) et la cigale ridée (Okanagana rimosa).

Cycle de vie

La cigale est un insecte à métamorphose incomplète. Son cycle de vie comporte trois stades : l’œuf, la nymphe et l’adulte.

Après l'accouplement, la femelle dépose ses œufs dans l'écorce de branches d’arbres ou d’arbustes. Elle y creuse des fentes avec l'aide de son ovipositeur (un organe qui sert à pondre les œufs), situé à l'extrémité de son abdomen. Les œufs, semblables à des grains de riz, éclosent au bout d'un à deux mois.

Lorsqu'elle émerge de l'œuf, la nymphe se laisse tomber au sol. À l’aide de ses pattes avant, la nymphe creuse la terre pour s’y enfoncer et s’y développer, au fil de plusieurs mues.

La durée de cette étape varie grandement selon les espèces. Au Québec, la nymphe se développe dans le sol pendant environ deux à trois ans. Le record appartient à une espèce des États-Unis (Magicicada septendecim), qui peut demeurer jusqu’à 17 ans dans le sol!

Avant de se transformer en adulte, la nymphe sort du sol, grimpe sur un arbre ou un autre support. Elle s'y accroche avec ses griffes pour effectuer sa dernière mue, au cours de laquelle l’insecte développe des ailes fonctionnelles.

Finalement, l’adulte s'extirpe de son exuvie (son ancienne « peau ») par une fente située sur son dos. Il émerge généralement la nuit pour éviter les prédateurs, puis s’envole pour se nourrir. L’adulte vit environ quatre à six semaines. Les exuvies sont souvent trouvées accrochées à l’écorce des arbres.