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S’émerveiller au nouveau Biodôme

Rami Bebawi, architecte
Credit: Espace pour la vie (Claude Lafond)
Rami Bebawi, architecte
S’émerveiller au nouveau Biodôme

Le Biodôme accueille à nouveau les petits et grands curieux après deux ans de travaux de rénovation. Rencontre avec Rami Bebawi, l’architecte en charge de cette renaissance architecturale et de cette aventure sensorielle.

Au bout du fil, l’architecte de la firme KANVA, firme cofondée par Rami Bebawi et son associé Tudor Radulescu, raconte avec enthousiasme ce projet qui l’a fait vibrer et qui aurait été impossible sans l’appui de centaines de collaborateurs tout au long de ces six dernières années.

« C’est un travail d'apprentissage et de collaboration. Personne ne peut prétendre être l'unique auteur de cette transformation où des centaines et des centaines de femmes et d'hommes se sont dévoués à cette œuvre », souligne Rami Bebawi. « Cet effort collectif est à l'image de ce que nous devrions entreprendre comme démarche pour protéger la planète », compare-t-il.

Difficile, d’après l’architecte, de définir en seulement quelques phrases toute l’ampleur du projet. Le mandat à réaliser était en effet grandiose : donner une nouvelle vie au Biodôme en décloisonnant notamment certains espaces tout en célébrant le bâtiment d’origine.

« La migration du Biodôme est un projet de vie, de responsabilité et d'humilité. Il se doit d'être porteur de sens tout en reflétant la biodiversité qui nous entoure », fait valoir Rami Bebawi.

Dès le hall d’entrée, le visiteur est accueilli par une immense paroi blanche d’une hauteur de 15 mètres qui sillonne le Biodôme sur environ un demi-kilomètre. « C’est une paroi majestueuse et délicate qui est une véritable prouesse technique », décrit l’architecte montréalais. Une forme et des courbes si uniques que l’équipe a dû pousser les limites des logiciels avec lequel elle travaillait pour être en mesure d’en faire la conception.

L’un des objectifs de cette transformation était d’insuffler chez le public un sentiment d’unisson avec la nature et les animaux présents. « Nous voulons toucher le cœur des visiteurs en étant plus près des espèces vivantes et en créant cette impression de déambuler en pleine nature », indique Rami Bebawi. Il cite en exemple la hutte de castor que l’on peut visiter et qui a été reconstruite tout au long des travaux grâce à des bouts de bois grugés par l’animal lui-même.

Parmi les nouveautés architecturales remarquables : la présence d’une mezzanine et de passerelles sur lesquelles on peut observer autrement les différents écosystèmes, et admirer les oiseaux comme si l’on était sur la canopée.

Un parcours multi sensoriel

L’architecte évoque aussi la volonté que tous les sens soient stimulés en parcourant les lieux. Avant même de voir les animaux, qui restent les grandes vedettes de l’endroit, le visiteur est happé par la chaleur, l’humidité, le froid, les sons, les odeurs… Une sorte de mise en scène naturelle qui bonifie l’expérience. Par exemple, on emprunte un corridor glacé de 15 mètres (un défi d’ingénierie!) ainsi qu’un mur de glace avant de s’aventurer dans l’habitat polaire des manchots.

Rami Bebawi espère que la visite, en rapprochant l’humain et la nature, fera également réfléchir le public et l’amènera à agir ensuite. « À la toute fin du voyage, nous espérons inspirer un changement de comportement chez les visiteurs », souhaite-t-il.

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