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Incursion dans l’univers sensoriel végétal

Dionaea muscipula
Credit: Jardin botanique de Montréal (Gilles Murray)
Dionaea muscipula
  • Dionaea muscipula
  • Platycerium superbum
  • Dionaea muscipula
Incursion dans l’univers sensoriel végétal

Qu’est-ce que les plantes perçoivent du monde qui les entoure et comment s’y prennent-elles? Qu’est-ce qui leur dit qu’il est temps de fleurir? Toute l’information est là, autour d’elles…

Jour et nuit, ou la « vision » version végétale

La lumière fournit des informations essentielles à la survie et à la reproduction des plantes. En plus de leur permettre de produire des sucres, la lumière contrôle des milliers de réactions au cœur de leurs cellules. 

Les photorécepteurs se trouvent principalement dans les feuilles ainsi qu’aux extrémités des tiges, dans la zone d’élongation. Ils détectent non seulement des changements dans la lumière que l’œil humain ne perçoit pas, mais aussi l’orientation de la lumière. Ils agissent comme des interrupteurs qui gèrent, activent et désactivent des réactions internes de la plante. Ils jouent un rôle très important dans le déclenchement de la floraison.

L’alternance du jour et de la nuit, plus précisément la durée de chacune de ces périodes, ainsi que la température « informent » la plante sur la saison et les conditions de croissance.

C’est dans l’air

Les messages véhiculés par l’air sont de différentes natures. Un exemple bien connu est le mûrissement des fruits provoqué par l’éthylène. Plus il y a de fruits qui mûrissent, plus la concentration en éthylène augmente, ce qui entraîne le mûrissement en cascade des fruits situés à proximité. Les animaux, attirés par l’odeur des fruits mûrs, vont les manger et disperser les graines dans leurs fèces.

Un arbre dont les feuilles se font brouter par des chenilles libère des molécules qui « informent » les arbres avoisinants qu’un ravageur est à l’œuvre et qu’ils doivent se défendre.

Contacts physiques

Le contact d’une plante avec la pluie, un animal, le vent ou un objet peut engendrer diverses réactions. La dionée, cette plante insectivore au piège redoutable, réagit à la présence d’insectes sur ses feuilles en se refermant en 1/10e de seconde. Les feuilles du mimosa se referment au moindre toucher. Dans certains cas, un contact répétitif peut entraîner une forme de stress qui va ralentir ou arrêter la croissance. Pensez aux arbres poussant sur des falaises fouettées par les vents : ils développent moins de branches et un tronc plus trapu. 

Grâce à leur ouïe, les animaux peuvent communiquer rapidement entre eux. C’est très utile à la vue d’un prédateur. Pour des êtres immobiles, entendre venir un prédateur (ou un animal qui broute) n’est pas très utile...

Quoi qu’en disent certaines personnes, les végétaux ont évolué sur Terre depuis des centaines de milliers d’années et semblent « sourds » aux sons environnants.

Les plantes interagissent avec leur environnement à travers un dialogue silencieux composé de signaux. Observez-les à l’œuvre!

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