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Le Golfe du Saint-Laurent au Biodôme

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Une famille regarde des esturgeons dans le Golfe du Saint-Laurent du Biodôme.
Photo : Espace pour la vie / Mathieu Rivard
Le Golfe du Saint-Laurent au Biodôme
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Le Golfe du Saint-Laurent et ses côtes abritent une faune et une flore étonnantes. Au Biodôme, l’exploration de cet écosystème débute par une vue sous-marine, où des poissons nagent dans un bassin marin. Après avoir observé les fonds rocheux, on se dirige vers la surface, devant un paysage côtier.

Des animaux marins fascinants, des profondeurs à la surface

Au fond du grand bassin se trouvent les poissons plats comme la plie rouge et la raie épineuse. Sur les rochers, les poissons épineux benthiques ainsi que la loquette d’Amérique se partagent les crevasses avec les homards.

Dans l’eau de mer, les sébastes de l’Atlantique, le bar rayé et l’alose savoureuse côtoient les doyens du Biodôme, les esturgeons noirs.

Sur le littoral rocheux, à plus faible profondeur, les invertébrés sont abondants : les anémones des mers nordiques, les oursins verts et les étoiles de mer polaires s’y présentent avec leurs couleurs flamboyantes.

Des habitats marins propices aux plantes et aux oiseaux

À la surface, derrière un marais côtier, on peut voir un paysage composé de saules brillants et de rosiers inermes. Une falaise côtière se dresse en une barrière naturelle composée de conifères et de feuillus, tels que l’épinette noire et l’aulne rugueux, donnant au panorama boréal.

Sur les rives, les oiseaux de rivage et les canards marins, dont l’eider à duvet, l'arlequin plongeur ou les macreuses attirent tous les regards. L’action du gel et du dégel a façonné des crevasses accueillant les pins gris, les raisins d’ours ainsi que les genévriers communs. Dans ce milieu qui peut paraître inhospitalier, la végétation s’adapte à la nature du substrat, un sol rocailleux, mince et souvent pauvre. On peut aussi y reconnaître certaines plantes qui poussent entre les milieux marin et terrestre, comme l’élyme des sables.

Au-dessus de nos têtes, les mouettes tridactyles et les sternes pierregarins volent et crient comme si nous étions sur les rives du Saint-Laurent. Du haut de la passerelle et à partir de la mezzanine, à travers les branches de bouleau blanc et de mélèze laricin, le coup d’œil sur ce paysage vertigineux est encore plus saisissant.

En nature

Le golfe du Saint‑Laurent forme une vaste porte d’entrée entre l’Atlantique et le continent. C’est un réseau d’îles, de falaises, de baies et de fosses profondes. L’eau douce du fleuve y rencontre l’eau salée de l’océan, créant un milieu unique où se mêlent courants de surface et eaux froides des profondeurs.

On y trouve une mosaïque de systèmes naturels : marais salés, forêts côtières, littoral rocheux, plages sablonneuses, plaines sous‑marines et canyons profonds. Chacun offre des conditions particulières pour la vie, soutenues par les interconnexions. Les nutriments que la marée dépose dans un marais alimentent la vie dans les baies voisines, et cette biodiversité que la côte protège alimente la faune en haute mer.

Quelques faits et chiffres

Température d’été : 18 à 24 degrés Celsius (1er avril au 30 septembre)

Température d’hiver : 4 à 12 degrés Celsius (1er novembre au 28 février)

Humidité relative : 30 % (hiver) à 70 % (été)

Superficie totale : 1 620 mètres carrés (bassin de 2,5 millions de litres d'eau salée)

Système d’éclairage contrôlé : Suit le rythme d’ensoleillement observé aux latitudes du golfe du Saint-Laurent