Juillet débute sur un ciel de transition : Vénus domine le crépuscule, tandis que Jupiter disparaît bientôt dans l’éclat solaire. Avant l’aube, le ciel s’enrichit : Mars frôle Uranus non loin des Pléiades, tandis que la Lune accompagne tour à tour Saturne, Neptune, Mars, Uranus et Vénus.
La nouvelle Lune du 14 juillet nous offre la meilleure fenêtre pour admirer le ciel profond. La fin du mois, plus lunaire, sera moins propice aux étoiles filantes, malgré le maximum des Delta Aquarides du Sud.
Les heures indiquées sont valables pour Montréal à l’heure avancée de l’Est (HAE).
Observations du ciel à ne pas manquer
1er juillet : peu avant le lever du Soleil, joli regroupement très bas dans le ciel entre Mercure, Vénus et Jupiter.
4 juillet : dans le ciel de l’aube, rapprochement Mars–Uranus près des Pléiades (M45); jumelles recommandées pour observer Uranus.
6 juillet : la Terre atteint l’aphélie, son point le plus éloigné du Soleil.
7 juillet : avant l’aube, la Lune, dans son dernier quartier, accompagne Saturne et Neptune.
11 juillet : à l’aube, mince croissant lunaire avec Mars, Uranus et les Pléiades.
17 juillet : très bas dans les lueurs du crépuscule, rapprochement entre la Lune et Vénus.
26 juillet : Saturne commence son mouvement rétrograde.
29 juillet : pleine Lune et conjonction solaire de Jupiter.
30 juillet : maximum des Delta Aquarides du Sud; conditions moins favorables autour de la pleine Lune.
Événements célestes au fil des jours
1er juillet : Mercure à l’aphélie à 5 h 53 HAE. Mercure passe au point de son orbite le plus éloigné du Soleil.
1er juillet : rapprochement Mercure–Vénus–Jupiter. Vénus et Jupiter atteignent leur rapprochement maximal le soir du 1er juillet, après le coucher du Soleil. Jupiter se trouve au sud-est de Vénus pendant la première moitié du mois, et se couche avant elle. Mercure, très basse au sud-est de Jupiter, demeure difficile à voir.
2 juillet : l'amas globulaire M22 dans la constellation du Sagittaire, près du centre de la Galaxie, culmine vers minuit. À voir avec un petit télescope ou avec des jumelles.
3 juillet : l’amas ouvert IC 4756 est bien positionné vers 19 h 59 HAE. Situé dans la constellation du Serpent, il culmine vers minuit, heure locale. À voir avec un petit télescope ou avec des jumelles.
4 juillet : rapprochement Mars–Uranus–M45. Juste avant le lever du Soleil, vers 3 h du matin, Mars et Uranus sont au plus près dans le ciel, en direction de l'est. Uranus est juste au-dessus de Mars, cependant il vous faudra des jumelles ou un petit télescope pour la voir. Le couple se trouve sous l'amas des Pléiades M45.
5 juillet : Saturne trône au milieu de la nuit avec Neptune, visible à sa droite avec un petit télescope. Les deux planètes forment un duo toute la nuit et tout au long du mois.
6 juillet : la Terre à l’aphélie à 13 h 30 HAE. Notre planète atteint son point le plus éloigné du Soleil, soit 152 087 774 km. La distance entre la Terre et le Soleil varie d’environ 3 % au cours de l’année, car son orbite est légèrement elliptique. Si l’aphélie ne coïncide pas avec le solstice, c’est que la distance Terre–Soleil dépend de l’orbite elliptique, alors que les saisons dépendent de l’inclinaison de l’axe terrestre, deux phénomènes distincts.
7 juillet : dernier quartier de Lune à 15 h 28 HAE.
7 juillet : rapprochement Lune–Saturne–Neptune. La Lune (55%) rend visite au couple du mois, Saturne et Neptune. Neptune est encore près de Saturne, à sa droite. La Lune se trouve entre les deux planètes. Visible à l'est, dès le lever du duo vers minuit, et jusqu'au lever du Soleil.
10 juillet : l’amas globulaire du Moulin à vent NGC 6752 est bien placé. Objet austral bas pour Montréal, il requiert un horizon sud bien dégagé et un ciel sombre pour être observé.
10 juillet : rapprochement Lune–M45. La Lune (23 %) passe près de l'amas ouvert des Pléiades M45. Visible à l'œil nu dès son lever, vers 2 h du matin, et jusqu'au lever du Soleil. Observez le couple Mars-Uranus à la droite de M45.
11 juillet : rapprochement Lune–Mars–Uranus–M45. La Lune (14 %) vient se positionner aux côtés du trio formé de Mars, d’Uranus et de l'amas M45. Située au-dessus de Mars et à gauche de M45, la Lune est suivie d’Uranus (visible avec un petit télescope), placée sous M45, à sa droite. Visible à l'est, du lever du trio à 2 h 30 du matin, et jusqu’au lever du Soleil.
12 juillet : conjonction solaire inférieure de Mercure à 21 h 20 HAE. Passant entre la Terre et le Soleil, Mercure devient inobservable.
13 juillet : la Lune (2 %) au périgée à 3 h 50 HAE. La Lune atteint son point le plus rapproché de la Terre, soit 359 103 km.
14 juillet : nouvelle Lune à 5 h 43 HAE.
17 juillet : rapprochement Lune–Vénus–Soleil. Très bas dans les lueurs du crépuscule, un fin croissant lunaire (17%) se dessine à gauche de Vénus. Cette observation délicate requiert un horizon ouest-nord-ouest parfaitement dégagé juste après le coucher du Soleil.
17 juillet : Messier 55 est bien positionné vers 19 h 57 HAE. L’amas globulaire M55 (NGC 6809), dans la constellation du Sagittaire, culmine vers minuit, heure locale.
21 juillet : premier quartier de Lune à 7 h 05 HAE.
25 juillet : la Lune (86 %) à l’apogée à 12 h 37 HAE. La Lune atteint son point le plus éloigé de la Terre, soit 405 575 km.
26 juillet : Saturne amorce son mouvement rétrograde à 15 h 30 HAE. La planète interrompt son habituelle progression vers l’est à travers les constellations et se met à se déplacer vers l’ouest.
29 juillet : pleine Lune (100 %) à 10 h 35 HAE.
29 juillet : conjonction solaire de Jupiter à 8 h 06 HAE. Jupiter se rapprochera du Soleil à mesure que son orbite l’entraîne de l’autre côté du Système solaire, à l’opposé de la Terre. Au moment du rapprochement maximal, Jupiter affichera une distance angulaire de seulement 0°28' du Soleil. Noyée dans la lumière solaire, elle deviendra totalement inobservable pendant plusieurs semaines.
30 juillet : l'essaim météoritique des Delta Aquarides du Sud atteint son maximum. Bien que cette pluie d'étoiles filantes soit active du 12 juillet au 23 août, son pic d'activité surviendra aux petites heures du matin, le 30 juillet. Le spectacle sera toutefois difficile à observer en raison de la pleine Lune, survenue la veille.
30 juillet : Jupiter à l’apogée à 11 h 07 HAE. L’orbite de Jupiter autour du Soleil l’amènera bientôt à son point le plus éloigné de la Terre, à une distance de 6,30 unités astronomiques (UA). En raison de cette distance maximale, son éclat et sa taille seront diminués, affichant un diamètre apparent de seulement 30,6 secondes d’arc. En pratique toutefois, Jupiter sera inobservable car elle se situera trop près du Soleil.